Un cheveu dans la soupe…

Une nouvelle donne pour brouiller les cartes ou coup d’esbroufe? La suite des évènements rendra claire la situation dans laquelle l’Amiral Rouge a plongé ses partisans avec l’annonce d’un retour imminent sur le sol malagasy de leur leader charismatique. L’on se souviendra que le dernier « retour » du « raika lahy taloha » a signé le début de la fin d’un autre leader de mouvement aujourd’hui inclus dans les mouvances d’opposition.
Il est clair qu’un éventuel retour au pays rendra encore plus floue la situation qui prévaut dans la Grande Ile. Les principaux protagonistes auront du blé à moudre avec l’arrivée éventuelle de l’Amiral sur son sol natal. On a tendance à penser « loin des yeux loin du cœur », et à fortiori, le simple malagasy ne manque pas de s’approprier cette maxime. Quoiqu’en dise certains leaders confessionnels, le peuple a une mémoire courte et peu de discernement, il ne peut croire qu’en ce qu’il voit et entend.
Avec le lancement tonitruant du début de propagande pour les partisans du « Oui », les observateurs attendent la réplique de ceux qui roulent pour le « non ». La nouvelle de la venue d’un ténor, exilé, des mouvances en terres malagasy ajoutera du sel dans cette mêlé de propagandes pour le « oui » ou pour le « non ». Au train où vont les choses, les chamailleries pour un oui ou pour un non verront le jour dans toutes les discussions entre citoyens.
Encore que des appels au boycott se font entendre ici et là, créant un autre courant, déjà prévisible mais difficilement discernable, faisant chavirer les électeurs sur la pertinence de participer aux élections à venir, le doute s’établissant sur la légitimité ou non de ces élections et des résultats qui en résulteront.
En tout cas, il est clair que construit comme elle est, cette constitution aura une consistance et une apparence « bancale » que même les plus éminents juristes de la Grande Ile peuvent y perdrednt leur latin et ne s’y retrouvent pas. Il est plus que temps de délivrer l’intégralité du contenu au peuple pour qu’il puisse le disséquer, le comprendre et en tirer ses conclusions tant attendues. C’est bien beau de rabâcher à tout bout de champ que le peuple n’est pas bête, surement pour flatter son égo, mais au final ce peuple avalera ce qu’on voudra bien lui faire avaler quitte à ce qu’il regrette ultérieurement. D’ailleurs, c’est standard et répétitif pour le peuple malagasy, hâtif à trancher et rapide à se dédire…, rarement fidèle et trop versatile, prompt à se soulever.

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