Le nucléaire dite-vous?

Il aurait fallut attendre Vienne, en Autriche, pour voir un dignitaire de l’actuel pouvoir prendre la parole lors d’une réunion de sommités internationales. La 54e session ordinaire de la conférence générale de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) qui s’est tenue à Vienne du 20 au 24 septembre dernier a vu la participation de Madagascar. Une délégation a été conduite par Rajemison Rakotomaharo, l’ambassadeur et représentant permanent de la Grande Ile auprès des offices des Nations unies à Genève, Suisse.
En effet, lors de la séance plénière de cette conférence qui a réuni plus de 150 États membres, Rajemison Rakotomaharo s’est exprimé sur la position de l’Ile Rouge concernant les questions nucléaires. Madagascar qui déjà en 1925, était un important producteur de minerais radioactifs, selon les études de recoupement, sur documents, de Vololoniaina RASOAMAMAPIANINA, enseignant-chercheur. L’exploitation était localisée à l’ouest du massif de l’Ankaratra dans une région située entre le lac Itasy et Antsirabe. Mais avec la concurrence des mines du grand continent noir, les exploitations dans l’ile furent abandonnées.
En tout cas, il est sûr que Madagascar a du potentiel dans le nucléaire. En minerais radioactifs, l’ile est bien dotée: du bétafite, euxénite, monazite, colombite bien qu’à faible radioactivité. L’uranium est exploitable également dans la région du Melaky, une fois encore, et la prospection a été effectuée dans la plaine de Betsiriry par la compagnie titulaire du permis.
Il va de soit que la Grande île s’attache à des usages pacifiques des technologies nucléaires pour s’associé au renforcement du système des garanties de l’AIEA et avoir ses bonnes graces. Les ronds de jambe à l’Organisation du Traité d’Interdiction Complète des essais nucléaires (CTBTO), peuvent se comprendre dans l’optique d’une future exploitation ds gisements d’uranium. La question de qui exploitera au final n’est pas encore sur le tapis, mais vu l’importance du produit, il n’y aura pas foule à s’y bousculerait, les prétendants sont connus , archi-connus, reste à savoir qui de ces grands affamés aura ou auront l’agrément final du pouvoir pour l’extraction. Au mieux offrant et le plus rapide à débourser surement, au train où vont les choses. Encore une pierre angulaire qui tombera de cette base géopolitique qu’on pensait immuable. L’uranium étant l’élément essentiel pour produire de l’énergie nucléaire, la demande de cette matière première est de plus en plus grande, la Chine, l’Inde, et même les pays connus pour être anti-nucléaires lorgnent dans cette direction.

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