Tout baigne, on n’a pas à s’en faire

Selon les autorités en charge de la sécurité publique à Madagascar, l’insécurité est un fait entretenu par les presses et les médias, mais que dans le fond il n’y pas de quoi faire un plat. Rien d’alarmant donc car on est dans une bonne moyenne en matière de criminalité par rapport aux grandes agglomérations à travers le monde, et qu’ailleurs …il y a pire. D’ailleurs, elles ont avancées que des déstabilisateurs s’amusent à faire peur aux gens pour entretenir un sentiment d’insécurité parmi la population. On ne demande qu’à croire, mais par moment les faits rattrapent au galop pour replonger dans ces sensations d’instabilité et d’insécurité latentes.

En tout cas, si on pousuit la logique des autorités, la banque MCB Majunga a tout simplement joué de la malchance ! Avoir été la cible d’un braquage en début de soirée du vendredi avec 200 millions d’ariary de subtilisé, c’est la poisse assurément ! Un vendredi joli de surcroit ! D’autant que les braqueurs ont pris en otage le directeur d’agence, le pauvre ! Ce n’était pas jour apparemment !

Une bonne chose pourtant, les déclaration du ministre concerné sur la décision de laisser à la police communale le soin de réguler la circulation en réaction aux sauts d’humeur de la population du côté des 67 ha qui avait failli tourner à l’émeute. Cela leur permettrait de se focaliser et se mobiliser pour assurer au maximum la sécurité des biens et des personnes dans le pays, au moins la police municipale aura les coudées franches pour agir en lieu et place, réguler et sévir pour la bonne gestion de la circulation dans la ville, et pourquoi pas dans la gestion de la cité tout court par le truchement de la commune leur employeur ?

Mais quoiqu’il en soit, le Syndicat des Magistrats de Madagascar (SMM) vient d’achever leur assemblée générale. Les magistrats membres du syndicat ont décidé d’entamer une grève générale, sans service minimum du 27 au 29 septembre. Ce mouvement se rapporte à la revendication de leurs indemnités, notamment celles prévues par le statut particulier des magistrats adopté en décembre 2007, rien que ça ! Ils ont bien choisi le moment, à une période cruciale où les croisées des chemins pour le pouvoir en place donnent du fil à retordre pour tout le monde, gouvernants comme gouvernés. Encore une brèche à colmater d’urgence sur ce grand navire à la dérive qu’est Madagasikara.

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