Le sort qui s’acharne

De plus en plus, l’insécurité tend à se généraliser à Madagascar et monte crescendo en intensité. Récemment, l’Isalo a été le théâtre d’un attentat (contre l’environnement), il serait idiot de croire que le feu qui a embrasé le parc national soit fortuit. Dommage pour le parc car les premiers bilans de cet incendie font état de 6 500 hectares de surface brûlés. Encore un coup dur pour le tourisme, déjà handicapé, avec des dommages considérables sur le circuit « Malaso », ce labyrinthe naturel de l’Isalo que les voleurs de zébus utilisaient, traversant un site géologique dont les « Tsingy » de l’Isalo, la falaise « d’Ampasimaiky », le « Loup de l’Isalo » et le point de vue « Top » situé à 975m d’altitude.

Les feux qui prennent ici et là, dans toute l’ile ne présagent rien de bon. Ils se font de plus en plus intense, de moins en moins espacés ! Même les feux de « quartier » tel cette maison à Besarety qui a brûlé et fut ravagée avant-hier prête à réfléchir. Loin de jouer les oiseaux de mauvais augures, il est tout à fait alarmant que chaque semaine livre son lot d’incendie, mais ça, pratiquement personne ne s’en soucie.

Mais que ce soit à Madagascar ou ailleurs, la violence est omniprésente. Au-delà des mers, des violences et des exactions se font contre les natifs de la grande ile. Les expatriées subissent des sévices inimaginables au pays des Cèdres y laissant leurs vies pour certaines. Des victimes qui, en quittant l’Ile Rouge, n’auraient jamais imaginé rentrer au pays de leurs ancêtres les pieds devant ! Chaque expatrié ayant dans leur cœur un espoir d’un sort meilleur, mais hélas, le sort en a décidé autrement.

Bien que ce soit dans un tout autre chapitre, le malagasy qui fut enlevé au Niger, Rakotoarilalao Jean Claude, semble s’être trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Le présumé groupe Aqmi n’ayant pas fait dans la dentelle, ne s’est pas donné la peine de dissocier employés d’AREVA français ou pas français, et s’est contenté de rafler sept personnes fissa-fissa, les confondants en un seul lot. Les malagasy qui s’exportent de plus en plus vers d’autres cieux, vers d’autres mers plus clémentes ont cette particularité de jouer profil bas là où ils se trouvent. Qu’ils soient hautement qualifiés ou de simples travailleurs, ils se fondent rapidement et facilement dans chaque communauté, chaque environnement où ils évoluent. Un peu à l’image des ces animaux endémiques du pays, les caméléons, qui se fondent littéralement dans le paysage où ils évoluent.

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