Un Sylla en chasserait un autre ?

Voilà que les pétards mouillés reprennent du service. Un de ces pétards, qu’on aime bien qualifier de bombe artisanale, aurait été trouvé hier dans la matinée devant le Lycée Technique d’Alarobia, là où sont hébergé une partie des participants à la conférence nationale. Un évènement qui ne se range même plus dans les rubriques des faits divers tant c’est devenu d’un banal ! En passant, il est bon de noter qu’une chaussée sépare le Lycée Technique d’Alarobia du siège de la CENI, partie prenante également dans le dénouement de cette crise qui tend à perdurer dans le pays.

Cette fameuse CENI qui, quelque part en Afrique, plus précisément en Guinée, a son homologue plus chanceuse car ayant déjà pu pousser son pays aux élections présidentielles. Des élections controversées avec des suspicions de fraudes. La CENI guinéenne qui, étrangement a été présidé par un dénommé … Sylla… en effet, Ben Sékou Sylla, 57 ans, a été président de la Commission électorale nationale indépendante de la Guinée. « A été » car il vient de décéder mardi dans un hôpital à Paris après avoir été condamné la semaine dernière par contumace à un an de prison ferme par un tribunal de la banlieue de Conakry pour « fraude électorale ». Décidément, les vents du changement ne réussissent point aux « Sylla » !

Quoiqu’il en soit, l’exemple guinéen a créé un précédent en matière gestion d’élections en Afrique. Les hauts responsables africains à ce genre de poste y regarderont par deux fois avant d’avancer. Ils ne seront plus jamais à l’abri d’une accusation de fraude électorale à la moindre partialité quelconque. En tout cas, cette entité a plutôt intérêt à marcher sur des œufs avec pareil jurisprudence.

Cotre vents et marées, le pouvoir de transition tient à mener à terme la conférence d’Ivato en essayant de déployer les grands moyens tant au niveau de l’hébergement que de la restauration, pareil pour les moyens de déplacement bien visibles d’ailleurs sur les trajets allant de la ville vers Ivato aux heures de pointe, créant des désagréments et des bouchons monstres lors de leurs passages. Les partisans des 3 mouvances ont aussi été tenus en respect dans l’enceinte du Magro Behoririka avec un quadrillage serré par les forces de l’ordre durant leur meeting habituel.

La journée d’hier, journée internationale de la démocratie est carrément passée à la trappe, flouée par les évènements des trois derniers jours.

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