L’arbre qui cache la forêt

Faire tout un foin pour la saisie de quatre containers de bois de rose à Toamasina, alors que l’on fait impasse sur la « fuite » de 274 autres containers du côté de Vohémar. Ce qui est des plus aberrants et des plus significatifs pourtant sur cet épineux dossiers de trafics de bois, à la proportionnelle, cela représente juste 1,45%. Car quoi qu’on puisse dire, depuis tout ce temps où l’on a fait la chasse aux trafiquants, aucuns « gros poissons » ne sont tombés dans la nasse des enquêteurs et de la justice.

La populace a cette étrange sensation qu’on brasse de l’air pour rien devant ses yeux, et il est des plus étranges qu’on puisse s’étaler autant sur un petit évènement, comme une tempête dans un verre d’eau en quelque sorte.

Autant pour le litige foncier à Soamanandrariny opposant l’association Mifamelona et l’Eglise Adventiste. Un imbroglio des plus caractéristiques sur ce que peut endurer la population actuellement. Par ignorance ou par méconnaissance, les membres de l’association Mifamelona se sont fait fort d’occuper et de bâtir sur un terrain inexploité mais ayant un propriétaire et s’imaginer d’être dans leurs bon droit malgré cet état de fait.

Tout le monde est à côté de la plaque, et ce dans tous les secteurs à Madagascar. Pas étonnant que les solutions pour la crise, qu’on n’arrive toujours pas à nommer, ne puissent pas être trouvées. Rien n’est à sa place, encore moins les personnes, chacun piétine allègrement sur les plates bandes des autres sans se soucier du bienfondé de tel ou tel acte, bref agir à la tout va et tant pis pour les autres !

Peut-être est-ce à l’image de la FFKM qui part à la dérive malgré ses 30 ans d’activité et les quelques interventions pour justifier de l’unité et la position actuelle du FFKM. Le Conseil Œcuménique des Eglises Chrétiennes de Madagascar est en passe de ne plus justifier de sa légitimité dans le monde chrétien à Madagascar, les proportions de l’ensemble des membres des quatre Eglises dépassant difficilement les 40% de tous les chrétiens de l’ile. Pour se targuer d’être « œcuménique » il faudrait penser à s’ouvrir aux autres Eglises, qu’on se plait à appeler « Fiangonana zandriny » (Eglises cadettes) qui ont pris de l’envergure et qui ne sont pas si petite qu’on pourrait le croire. Cette volonté d’ouverture pour s’approprier de la réalité, on ne l’a pas à Madagascar. On n’est qu’une bande de flagadas oniriques à côté de la plaque qui prend un arbre pour une … forêt.

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