La « baraka » comme seule martingale

Faire basculer la « baraka » en faveur des Bareas, tel sera le challenge de l’entraineur Jean Paul Rabier, qui est déjà sceptique sur le résultat, lors de la rencontre entre l’équipe malagasy et les Supers Eagles du Nigéria. Au moins on a la franchise de l’entraineur sur l’improbable succès de l’équipe nationale, cela change un peu des modes de communications antérieurs qui aimaient bien jouer les langues de bois, si ce n’étaient les promesses d’ivrogne carrément. Quoiqu’il en soit, une grande première dans les départs en terre étrangère pour une équipe nationale, la Présidence a octroyé un joli pactole de 50 millions d’Ariary pour l’équipe.

Il est vrai que cela tranche un peu sur la fâcheuse habitude des malagasy à prendre milles chemins, milles détours pour exprimer une évidence! La franchise est ce qui a fait défaut dans cette longue crise qui n’a pas de nom qui s’éternise dans le pays. Depuis le début des évènements, on n’a jamais osé dire ce qu’il en est : y-eut-il coups d’état ou pas ? Malheureusement, cela perdure allègrement et s’étale dans la continuité, sans oser crever les « abcès », car il y en a plus d’un sans l’ombre d’un doute.

La franchise, que la majorité des malagasy considèrent comme un vilain défaut, est ce qui fait « défaut » aux malagasy en réalité. La nature rancunière propre aux malagasy n’est pas pour arranger les choses, combinée avec ce manque de franchise cela donne un cocktail insipide et imbuvable. Sous d’autres cieux, dire des choses telles qu’elles sont, face à face, les yeux dans les yeux est une pratique des plus normales et des plus nobles tandis que pour les malagasy pareil attitude relèverait de l’irrespect et de l’arrogance même. En ce début de troisième millénaire, ces considérations, d’un autre âge, qui font perdre du temps et de l’argent perdurent, preuve en est ces concertations à n’en plus finir qui comptent pourtant pour argent comptant aux contribuables. Là où on peut trancher dans le vif pour avancer rapidement, on préfère tergiverser, se ménager, palabrer pour finalement n’aboutir à rien de concret ni de satisfaisant pour personne vu que les dessins de chacun sombrent dans le flou et l’incompréhension faute de franchise.

En tout cas on n’est pas près de sortir de l’auberge avec ces conciliabules à n’en plus finir à gauche et à droite. Il est évident que c’est une bagarre de « portefeuilles » qui se joue, bien loin de toutes idéologies et de tout souci d’intérêt général, encore moins de patriotisme, bien avant l’avènement de la quatrième république.

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