Les petits se feront bouffer inexorablement

Les litiges entre les exploitants forestiers et la société SMCTR tous exploitant les pins de Fanalamanga sentent le souffre. La société SMCTR ayant eu récemment un contrat d’exploitation des ressources de Fanalamanga, s’est démené pour botter le train aux petits exploitants initialement agréés sur les zones d’exploitation. Un scenario des plus classiques quand on parle d’exploitation forestière où à partir du moment où un géant s’intéresse à une parcelle d’exploitation, les petits se font bouffer inexorablement. Du Brésil aux fins fonds de l’Indonésie, pareil procédé se perpètre au détriment toujours des autochtones qui se font invariablement avoir par des mécanismes déjà échaudés à travers le globe.

Question exploitation, la région de Fenoarivobe attire actuellement beaucoup d’exploitants d’or. Loin des soucis des exploitants de la Fanalamanga, les forêts environnantes de la région de Fenoarivobe sont menacées par les coupes abusives perpétrées par les chercheurs d’or. Les extractions ne se font pas sans détruire l’écosystème déjà précaire, pour accéder au sous-sol, la déforestation rapide et sauvage est l’unique solution pour ces orpailleurs. En l’absence de suivi et de réel réglementation, chacun agit vaille que vaille sur sa petite parcelle faisant un baroud d’honneur aux dégâts qui surviendront après leurs passages.

Ailleurs, les dirigeants d’Afrique australe ont clôturé un sommet de deux jours en Namibie. Les membres de la SADC se sont décidés à lancer l’union douanière qui était déjà en gestation depuis un certain temps. Ils ont prévu d’unir leur zone de libre-échange, lancée en 2008, avec le marché commun de l’Afrique australe et de l’Est (Comesa) et la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC). Un vaste marché en perspective qui donnerait l’eau à la bouche à qui sait entreprendre, mais qui laisserait sur leurs faims plus d’un pour cause …d’incompatibilité d’humeur.

Mais qu’à cela ne tienne, un décret portant convocation des électeurs au référendum constitutionnel prévu le 17 novembre 2010 vient d’être adopté en conseil des ministres de la HAT. Qu’il y ait ou non adhésion des autres parties prenantes, il y aura donc une élection de prévue, bien qu’aucun texte ne soit encore mis à la disposition du public pour être décortiqué comme il se doit. Aux trains où vont les choses, cela risque fort de n’être qu’un « détail » à esquiver d’une pirouette.

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