Les dés sont jetés…

Voilà une évolution qui ne s’embarrasse d’aucun parti pris dans sa politique d’expansion à travers le monde. La Chine, tous les économistes s’accordent à dire qu’elle est un géant économique. Avec une démographique en pleine augmentation, longtemps « maitrisée » mais qui explose quand même par la force des choses. Depuis son ouverture à l’économie de marché, les conditions et niveau de vie, le développement des infrastructures, l’éducation de plus en plus généralisée et bien d’autres critères ont fait de grands bonds, augmentant l’appétit du géant pour trouver des ressources et des débouchés.

La Chine, dans sa relation avec les pays à forte ressources minières ne reste guerre sur des détails de conditionnalités comme le font les pays occidentaux pour les questions de démocratie, de bonne gouvernance ou de corruption. Là où ça craint, c’est dans la préservation de l’environnement, un autre point sur lequel les exploitants chinois à travers le monde, qu’ils soient en Chine ou ailleurs, ne s’embarrassent pas de scrupules.

La coulée de boue géante dans les régions tibétaines du sud de la province du Gansu en Chine, le 7 août, est le corollaire d’une surexploitation des ressources hydroélectriques, forestières et minières de la région. La frénésie de développement chinoise engendre des dégâts sur l’écosystème. L’université. Les montagnes sont devenues extrêmement instables, une situation résultant de la déforestation, des activités d’exploitation minière, de la construction de barrages hydroélectriques et d’autres activités humaines.

Qu’en serait-il de l’écosystème malagasy déjà fragilisé par les exploitations irrationnelles existantes ? Les chinois sont réputés très peu regardants sur la préservation environnementale. En moins de six mois, pas moins de cinq méga-accords miniers ont été annoncés, totalisant près de 10 milliards d’euros, dans trois pays jugés jusqu’alors risqués par les miniers : la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. Madagascar entrera dans le lot avec celle de Soalala.

Il n’y a pas quatre vérités, on sait qu’actuellement les trois premiers producteurs de fer mondiaux, le brésilien Vale et les australiens BHP Billiton et Rio Tinto, 70 % de la production mondiale à eux trois, mais aussi leurs clients sidérurgistes, les chinois Chinalco et Shandong Iron and Steel, le franco-indien ArcelorMittal ou encore l’indien Tata Steel, se sont engagé pour faire des gisements de fer de l’Afrique occidentale une nouvelle source d’approvisionnements. Les dés sont jetés…

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