Mettre tout à toutes les sauces, un art malagasy séculaire…

Décidément, les décisions qui se prennent à la volée n’en fini pas pour en apostropher plus d’un. Un arrêté publié il y a quelques semaines vient soulever une vague sur le campus de Vontovorona : l’année d’apprentissage va être réduite de moitié passant de 1 080 heures à 600 heures. Une nouvelle qui en désarçonne plus d’un ! Raison invoquée : le basculement vers le système LMD. Mais tout de même, un tel arrêté en plein milieu de l’année, il fallait le faire ! Initialement, un décret sorti en 2005 en serait le précurseur, un décret qui n’a jamais pu être appliqué.

On n’en est pas à un revirement près, car voilà qu’une nouvelle édition d’une feuille de route est mise sur le feu. A l’initiative d’Andry Rajoelina, président de la Haute autorité de la transition (HAT), une nouvelle date du référendum constitutionnel a été avancée : le 17 novembre. Mais précédé tout de même de la conférence nationale qui devrait se tenir du 30 août au 3 septembre. Un peu « la charrue avant les bœufs », d’autant que ces propositions se rapprochent de celles émises par les Raiamandreny mijoro qui sont loin de faire l’unanimité.

Attendre et voir, car tout cela est un peu précipité bien qu’on ait joué la carte de l’ouverture pour éviter l’idée d’une unilatéralité avec la participation de plusieurs partis à la réunion d’Ivato. Le prisme d’un consentement du peuple est agité tel un étendard avec la validation éventuelle à l’issue du référendum, quel que soit le contenu des propositions lors de la conférence nationale. Un contenu encore des plus hypothétiques vu le flou total sur une éventuelle entente entre les forces « vives » en lice pour concocter une énième édition de la constitution qui met du temps à mettre bas. Un accouchement au forceps est fort probable au train où vont les choses.

Qu’on mette tout et n’importe quoi à toutes les sauces n’est pas une primeur dans la grande ile, rien d’étonnant alors de voir un nouveau Centre d’assistance juridique et d’action citoyenne ou CAJAC qui a été mis en place au siège de Transparency International à Antsakaviro. Une structure qui recevra les plaintes et les demandes de conseil en matière de corruption. Et le BIANCO dans tout ça ? Pêcherait-il d’incompétence pour qu’on crée une autre entité pour « suppléer » à ses lacunes ?

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