A la poursuite du …tourisme vert ?

Le tourisme, considéré un temps comme une des mamelles nourricières de la Grande Ile est quasiment tombé en disgrâce durant cette longue période transitoire que traverse le pays. A travers l’ile, la plupart des établissements hôteliers se plaignent d’être en-deçà du remplissage habituel pour cette période de l’année. Il faut reconnaitre que pour la période précédente, la fréquentation des touristes n’ont pas été du tout au beau fixe. La baisse de la fréquentation touristique désavantage les établissements hôteliers qui ont, du coup, du mal à s’acquitter de leurs vignettes touristiques. Il est loin le temps où les arrivées aux aéroports internationaux correspondaient à une affluence massive de touristes.

A bien y regarder, le tourisme qui se pratique actuellement prend une autre forme, un peu péjoratif sur les formes mais économiques sur le fond pour les touristes, le qualificatif de « touriste sac à dos » est des plus défavorables aux infrastructures hôteliers existants. Le tourisme solidaire n’est pas non plus pour arranger les choses, les touristes déboursant peu n’octroyant quasi-aucune ristourne à l’Etat.

Qu’on ne s’y méprenne pas, l’affluence au niveau des arrivées en cette période, correspondant à la période de vacances en Europe, inclue principalement des malagasy expatriés et leurs familles venues pour les vacances, des binationaux, des couples mixtes avec enfants, mais là ou le bat blesse c’est que tous ces gens là sont hébergé par leurs familles ou qui ont leurs propres maisons. Pas étonnant que pour les hébergeurs, ce soit encore une période de soudure actuellement. D’autant que Madagascar ne faisant plus partie des pays « d’origine sûrs », suite à une décision du Conseil d’Etat Français, les ressortissants français désirant se rendre dans l’ile y regarderont à deux fois, les frais de transport exorbitant mis à part car quoi qu’on dise on reste l’une des destinations les plus chères au monde.

Même le « capital » touristique qu’est la faune et la flore malagasy est en nette régression. L’UNESCO a même inscrit, la semaine dernière, les forêts humides de l’Atsinanana sur la liste du patrimoine mondial en péril. Les coupes illégales de bois et le braconnage touchant les tortues, caméléons, lémuriens, tous des espèces menacées, expliquent cette qualification. Les forets à Madagascar, aujourd’hui, été réduites à neuf millions d’hectares, soit 15% de la surface de l’ile. Qu’en serra d’ici un an ou deux ?

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