« Le temps sans retour » prémonitoire…

Décédé le 25 juillet dernier à l’âge de 93 ans, le corps de Raymond William Rabemananjara, un des fondateurs du Mouvement Démocratique pour la Rénovation Malgache (MDRM) a été incinéré à Reims lundi. Un peu sur le tard ou manque de coordination ou carrément mauvaise volonté, allez savoir, la HAT qui avait pensé prendre en charge les frais de rapatriement du corps avec des billets d’avion pour deux accompagnateurs n’a pas réussi, avec les facéties de la compagnie nationale de transport aérien, Air Madagascar, qui n’a pas pu « libérer » des places !

Finalement, son exil volontaire en terre rémoise lui a valu un attachement profond jusqu’à sa mort et même au-delà. Reims l’a retenu sans le laisser rentrer dans son pays « natal », avec tous les égards qu’on pensait lui accorder. Mais tout compte fait, pour le commun des malagasy, cet écrivain est un illustre inconnu quand bien même il aurait été l’un des fondateurs du MDRM.

Sans aucun lien, un autre exilé « forcé », Mamodtaky, surement par dépit, a fait des révélations tonitruantes sur les dessous des corruptions au sein du monde pénitencier. Résultat des courses, une vingtaine d’agents pénitentiaires ont été mis en examen, soupçonnés de corruption suite aux affirmations de sieur Mamodtaky, l’auteur présumé du quintuple meurtre de la famille Remtoula.

Des ouïes dires indiqueraient également la présence d’un ressortissant chinois, incarcéré en raison des trafics de bois de rose auxquels il s’est livré. Il serait soupçonné de plusieurs tentatives d’assassinat, et actuellement ses complices sont recherchés activement à ce qu’il parait. Pas très réconfortant comme nouvelle avec les forts soupçons de la présence active de la maffia chinoise dans les trafics incessants de bois de rose. Il est notoire que ces genres d’organisation ne font pas dans la dentelle dans la gestion de leurs activités, il ne faudrait pas s’étonner que les enquêtes piétinent.

Ne serait que pour le supposé propriétaire des 300 tonnes de bois de rose saisies récemment aux Comores, André Voka, qui serait en fuite, à La Réunion à ce qu’il parait, l’existence d’un réseau de fuite solide conforterait la thèse d’une maffia dans ces opérations illicites.

Malgré les actions entreprises par le ministère du commerce pour endiguer la prolifération de produits périmés, ces produits se retrouvent quand même sur le marché. Il faut savoir que dans certains pays, les produits qui se rapprochent des dates de péremption se bradent ou se jettent, donnant un créneau juteux aux opérateurs opportunistes véreux.

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