La diplomatie des salaires des ambassadeurs mise à l’index

Un levé de voile sur les émoluments des diplomates malagasy travaillant à l’étranger lors du conseil des ministres du 28 juillet. La situation des ambassadeurs Malagasy a été soulevée par le ministre des Affaires étrangères de la HAT, révélant que certains d’entre eux ont été payés de façon exorbitante. Coup d’esbroufe ou réel envie de donner un coup de pied dans la fourmilière ? Cela reste à savoir, en tout cas, rien que pour l’ancien ambassadeur de Madagascar à Paris payé à 23.000 euros par mois à ce qu’il parait. Pareil somme peut laisser perplexe plus d’un mais avec la mentalité propre aux malagasy, on est enclin à penser qu’une seule personne ne pourrait être l’unique bénéficiaire de ce salaire mais que surement, un « écolage », comme on dit communément dans les milieux maffieux malagasy, doit être versé quelque part !
Toujours est-il qu’une telle situation démontre les gabegies dans les finances publiques à Madagascar. On pourrait payer des centaines de fonctionnaires avec pareil montant ! Quand on sait les peines qu’on a pour avoir des enseignants faute de budget et que les contribuables sont « obligés » de payer les FRAM pour enseigner leurs progénitures, on pourrait crier carrément au vol ! Mais bon, il faut se faire une raison, les malagasy ont toujours été bernés par le manque de transparence des finances publiques et ce n’est pas aujourd’hui que cela changerait ! A moins que…on peut toujours rêver… !
Quand on sait que pour inscrire leurs progénitures dans une école publique, actuellement, les parents se voient devoir payer des frais d’inscription à la limite du possible pour les smicards et encore moins pour les journaliers, qu’on ne s’étonne plus si pour la prochaine rentrée beaucoup d’enfants resteront en rade pour faire l’école buissonnière plutôt que sur les bancs des écoles. La gratuité de l’enseignement pour tous dans les écoles publiques ne serait qu’un lointain souvenir, bien dommage pour les contribuables qui payent par deux fois la scolarité de leurs enfants : impôts et taxes avec en sus les FRAM.
D’ailleurs, les malagasy auront toujours à cracher dans le bassinet, rien que pour l’électricité le monopole de la JIRAMA mettra le couteau à la gorge des consommateurs, déjà qu’elle envisage une hausse de 8 pour cent du prix de l’électricité, à défaut d’autres fournisseurs on est bien obligé de payer, et vaille que vaille.

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