C’est lassant à la fin…

La sempiternelle affaire de bois de rose commence à lasser à plus d’un titre. Voilà que des collègues journalistes en ligne (madagate.com) sortent un « papier » sulfureux sur les tenants et aboutissants de ce triste trafic, mais le plus ennuyeux c’est que cela restera tel un coup d’épée dans l’eau, rien qu’à lire le contenu du texte de synthèse faite sur la base d’un ouvrage intitulé : « Bois de rose de Madagascar : Entre démocratie et protection de la nature » coécrit par Herizo Randriamalala et Zhou Liu de Madagascar Conservation & Development. Il ne faut pas se faire d’illusion sur l’éventuelle fin de ce trafic, tant les méandres de ce nébuleux réseau restent impénétrables.

Avec le marasme de ces derniers mois, le boom du secteur informel sur le marché du travail ne favorise en rien le souhait d’arrêter les trafics en tout genre. Car les opérateurs marron et véreux sont généralement des as de l’informel à Madagascar : pas d’identification fiscale donc pas de taxes, pas de redevance. Très peu ou pas d’obligation envers l’Etat en somme lésant de plus en plus les opérateurs formels ayant pignon sur rue qui paient les taxes pour tout le monde. Mais ça, ce n’est pas une primeur car la pression fiscale est archiconnu en l’état actuel des choses, ce sont toujours les mêmes qui casquent pour tout le monde.

Suite aux révélations en ligne, il n’est même par nécessaire de lire entre les lignes pour comprendre que pareil enquête pourrait avoir l’effet d’une bombe dans des pays « stables ». Pas plus tard que lundi, un journaliste grec a été abattu à bout portant à la sortie de son domicile, à Athènes. Sokratis Giolias tenait un blog d’information politique et sociale très suivi, Trokiko, qui a révélé de nombreux scandales en Grèce. « Quelqu’un voulait faire taire un très bon journaliste d’investigation qui a dérangé beaucoup de gens avec ses papiers », a réagi le président du syndicat des journalistes d’Athènes. Au-delà des arrestations, la mort guette tout le temps les bons journalistes qui n’ont pas froid aux yeux pour révéler les dessous des affaires louches aux quatre coins du globe. Informer n’est pas une sinécure ici comme ailleurs, les journalistes sont logés à la même enseigne !

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