Avancez à pas de charge

Une avancée relative pour l’organisation du dialogue préliminaire « Dinika Santatra » sousl’égide de la coalition des organisations de la société civile. . Le ministère des finances a en effet octroyé 960 millions d’ariary, seul hic, les participants seront limités au nombre de 200 participants par district ! Avec ce fond de « démarrage », quid du légitime entre la Coalition et l’Alliance des organisations de la société civile ? Bien qu’une rencontre ait été prévue se tenir entre ces deux entités, elle a été annulée faute de facilitateur, en l’espèce un représentant du Kmf Cnoe. Nonobstant, des « représentants » de 119 districts destinés à l’animation des dialogues préliminaires ou « Dinika Santatra » du 28 au 31 juillet, sont bloqués dans un « stage » de formation de 2 jours à partir à l’Ecole Normale de Mahamasina. Initiative fort louable, encore loin d’avoir l’unanimité, mais à quoi bon chercher l’unanimité dans les circonstances actuelles où pareil notion tombe en désuétude bon pour amuser la galerie ? Des mots comme représentant, consensus, unanimité, et bien d’autres sont désormais voués à n’être que des mots, tant il est difficile d’y accorder importance tout au long de ces presque deux ans de transition.

Encore que de nouvelle personnalité comme le professeur Raymond Ranjeva préconise la mise en place d’un gouvernement neutre et consensuel, fort, souverain et apte à prendre de véritables décisions conformément aux valeurs malagasy. Des essais qui n’ont pas été transformés depuis plus d’une dizaine de mois, alors à quoi bon ? Autant avancer contre vents et marées, qu’importe le fond du moment que l’on y mette les formes. Car quoi qu’on dise, le problème de reconnaissance internationale pèse quand même sur les choses de l’Etat quoi qu’on dise.

Il est vrai que les actions des organismes de « subvention » prêtent à confusion, l’Agence Française de Développement par exemple a accordé une subvention de 5,6 milliards Ar à la CUA, le Fonds d’Intervention pour le Développement signe une convention de partenariat avec le Bianco, Madagascar est bénéficiaire de la seconde tranche de l’aide alimentaire de 12 millions d’Euros du Comité interministériel français, même la Banque centrale de Madagascar, selon les résultats présentés par le Ministère des Finances et du Budget de la HAT a dégagé un bénéfice de 17 milliards d’ariary durant l’année 2009, alors, crise ou pas crise ?

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