Le phœnix de Madagascar ?

Feu la « SOLIMA » pourrait-elle renaitre de ses cendres tel le majestueux phœnix ? Après les déclarations sibyllines du ministre des Mines et des hydrocarbures de la transition, Mamy Ratovomalala, qui avait annoncé à la presse vendredi, qu’un terrain d’entente devait être trouvé entre l’exécutif de la Haute Autorité de Transition (HAT) malagasy et les grandes compagnies pétrolières sur la fixation des prix des carburants à la pompe, le doute pourrait planer : « Si jamais la baisse des prix des carburants ne serait pas effective ce lundi, des mesures seront prises afin que l’Etat puisse prendre en main ce secteur stratégique »dixit le ministre des Mines et des hydrocarbures de la HAT.

Bien entendu comme dans pareil cas, le « grand frère » représentant résidant du Fonds monétaire international (FMI) à Madagascar, Pierre Van den Boogaerde a déjà manifesté sa désapprobation d’une intervention de l’État dans la fixation des prix des carburants. Peut-être que ce « grand frère » attend que la flambée du prix des carburants devienne la cause d’une explosion sociale comme au Togo au mois de juin dernier où l’augmentation de 13% du prix des carburants a dégénéré en affrontements causant des pertes en vies humaines. « Grand frère » être surement grand sorcier pour savoir Madagascar pas être comme Togo ! Hugh ! Toujours est-il que les prix ont baissés fissa-fissa ! Et basta !

Agiter le spectre d’une éventuelle prise en main par l’Etat d’un secteur stratégique n’est sans rappeler les propos, si ce n’est les actes d’un certain amiral en son temps… L’Histoire ne serait-elle qu’un perpétuel recommencement ? Faire de l’année 2010 une année charnière d’accord, mais là, ça risque fort de se tourner vers des horizons très anciens.

Encore que, avec la mission des parlementaires ACP-UE dirigée par député européen Elie Hoarau qui a réclamé récemment la libération des détenus politiques et des journalistes, les faits sont là pour ramener à la dure réalité de la vie. Une réalité pas très gaie avec le constat fait par les députés ACP-UE sur le désistement des chefs d’Eglises, pour ne pas dire de la FFKM, pour les choses de l’Etat. Ces derniers ayant été, en effet, sollicités par les parlementaires mais qui n’ont pas daigné se manifester. Triste constat tout de même.

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