Arnaques et coups de force en pagaille

Serait-ce dans l’air du temps ou c’est la crise aidant, mais voilà que même le fleuron des sociétés nationales malagasy est entaché d’un effluve de scandale en perspective. La presse étrangère s’en est fait des gorges chaudes avec l’affrètement présumé par l’agence France Comores Voyages de vols avec les appareils d’Air Madagascar, osant proposer des prix défiants toute concurrence : 900 euros, deux fois moins chers que les prix habituels pratiqués à cette période de l’année. Or, mercredi soir, plus de 150 personnes originaires des Comores ont eu la désagréable surprise de se retrouver bloquées à l’aéroport de Marignane, à Marseille, avec en main des billets qui ne correspondaient à aucun vol programmé ! Résultat des courses : 400.000 euros en liquide « envolé ». Le flou qui prévaut dans la grande ile donne des ailes aux escrocs de tout acabit, profitant des moindres failles.

En terme de coup d’éclat ; la hausse du prix des carburants, opérée par les quatre compagnies pétrolières vers la fin de la semaine dernière est de tout premier ordre en « prenant en otage toute la population de Madagascar et l’économie nationale » selon les termes du ministre de l’Energie de la transition malagasy, Mamy Ratovomalala.

Mais à force de tergiversation, des portes sont ouvertes à toutes malversations de toutes natures. L’ajournement à répétition des grands rendez-vous de la nation provoquent assurément des failles de toutes sortes pouvant créer des bugs incontrôlables.

Finalement, des dates ont été avancé conjointement par la Coalition des organisations de la société civile et l’association « Raiamandreny mijoro » : le 28 au 31 juillet 2010 verront la tenue des dialogues préparatoires dans les 119 districts de Madagascar qui seront suivi par la conférence nationale qui ne devrait pas se passer au-delà du 31 août 2010. Tant de dates ont été avancées qu’on est condamné à rester stoïque face à ces nouveaux rendez-vous, juste attendre et voir…

L’avènement de la IVème République tarde à venir, mettant en doute la volonté des intervenants à vouloir réellement l’accouchement sans douleur de ce « bébé » de la transition.

Pour la HAT en tout cas, le scénario n’est rien d’autre que : « exit la SADC ». Position exprimée vertement aux missionnaires dépêchés par la SADC composés de personnalités sud-africaines et mauriciennes.

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