Pour une fois, parlons foot…

La planète football est en plein tourment lors de ce tournoi inédit en Afrique du sud. Inédit par le fait que c’est le premier mondial à être joué sur le continent africain, inédit de par la tempête que ça a soulevé dérangeant la quiétude quasi séculaire du Monde foot.

La CBF, Confédération brésilienne de football, n’échappe pas à la tornade en officialisant le départ de Carlos Dunga le sélectionneur de la Seleçao.

Beaucoup de choses ont été bousculé, et ce à l’initiative des champions de la révolution que sont les français. La grève des joueurs de l’équipe de France est une véritable première laissant la porte ouverte à toutes sortes de débordements tout aussi farfelus les uns des autres pour les jours et les jeux à venir.

Rien qu’à écouter les déclarations de Lilian Thuram qui n’y est pas allé de mainmorte avec Patrice Evra, l’on sent un vent de « soulèvement » dans le camp des « footeux ». Lilian Thuram a en effet exprimé son souhait de ne plus jamais revoir le défenseur de Manchester United avec le maillot de l’équipe nationale française sur les épaules. Jean-Luc Ettori, qui a côtoyé à Monaco Patrice Evra a même enfoncé le clou en disant qu’il n’aurait jamais dû être capitaine des bleus.

Une équipe des bleus qui était encore composée, cette fois-ci, d’un fort contingent issu de l’immigration, situation des plus critiquées mais qui pourtant n’en est pas à un melting-pot près, eu égard à l’équipe allemande dont 11 des 23 joueurs allemands viennent de familles immigrées. La Mannschaft n’a jamais été aussi « colorée » que lors de cette version 2010.

Quoi qu’il en soit, les Pays-Bas sont qualifiés pour la 3e finale de Coupe du monde de leur histoire, et n’échappant pas à la règle, cette équipe intègre elle aussi son lot d’immigrés. Décidément, sans ses légions étrangères, les équipes de la vielle Europe sont à bout de souffle, l’avenir est entre les mains des jeunes issues de l’immigration, que ce soit en bien ou en mal.

Parlant d’avenir, après les deux erreurs d’arbitrage énormes commises lors des huitièmes de finale de la Coupe du monde, Sepp Blatter compte enfin ouvrir la porte à l’arbitrage vidéo. Le président de la FIFA a en effet déclaré que l’arbitrage vidéo serait de nouveau évoqué lors d’une prochaine réunion de l’instance dirigeante du football mondial sans toutefois s’engager à fond.

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