On n’est pas près de sortir de l’auberge

Que ce soit de la calomnie ou pas, la présidence de Nicolas Sarkozy en prend quand même un sacré coup dans l’aile. L’affaire Bettencourt n’en finit pas de faire des vagues. L’encombrant ministre du Travail, également trésorier de l’UMP, Éric Woerth est en effet au centre d’un tourment après les déclarations de l’ex-comptable de la milliardaire. Le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy s’en retrouve mis à nue.

En tout cas, le « forfait » déclaré d’Alain Joyandet arrive à un moment inopportun pour la diplomatie française, et cela apporte de l’eau au moulin des autres négociateurs de la SADC, qui bien qu’amputés momentanément du charismatique Joachin Chissano, ont quand même dépêché des émissaires rencontrer les chefs de délégations des trois mouvances des anciens Chefs d’Etat, Albert Zafy, Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana, lundi à Antananarivo. La présence des ambassadeurs de l’Afrique du Sud et de l’Île Maurice, tous les deux pays membres de la SADC, à assister à ce rendez-vous a relevé l’importance de cette rencontre.

Quelque part, la FFKM, moribond malgré sa déclaration d’être en mode « veille active » sur la vie nationale du pays, a renoncé à sa participation dans le dénouement de la sombre situation où est plongée le pays. Rien dans les faits et gestes de Mgr Ranarivelo S. Jaona de l’Eglise Episcopale de Madagascar (EEM) et président en exercice du FFKM ne démontre le contraire. Après l’intervention du président de la HAT qui a accouru pour « prêter » main forte aux fidèles anglicans de l’église Sante Stefane d’Anatihazo Isotry, le président de la FFKM ne pourra en ressortir blanc comme neige.

Une Coalition des organisations de société civile (COSC) essaye quand même de se démarquer en se présentant à la presse, étalant la conduite de ses travaux dans les districts. Reste à savoir si les 30 organisations de société civile, dont elle s’est targuée d’avoir réunie, auront assez de punch pour donner des résultats concrets et probants. Car il faut le reconnaitre, on est encore loin des travaux de la rédaction de la Constitution confiés au CCC, Comité consultatif constitutionnel, qui lui-même attend l’hypothétique dialogue national pour trancher dans les propositions reçues en matière de Constitution. On est loin de sortir de l’auberge à ce rythme là.

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