Un gouvernement autonettoyant, pourquoi pas ?

Alain Joyandet, le secrétaire d’État chargé de la coopération et de la francophonie, a annoncé ce dimanche, sur son blog, sa démission du gouvernement, avant même le remaniement ministériel prévu pour octobre prochain par le président Nicolas Sarkozy. S’en suit également la démission de Christian Blanc. Avec un peu de recul, on a su qu’en réalité Nicolas Sarkozy et François Fillon avaient demandé aux deux hommes de démissionner. Les griefs : ils ont été mis en cause sur une mauvaise utilisation des deniers de l’Etat. Viendra, surement, ensuite la tête d’Eric Woerth qui est déjà sur le billot avec cette épineuse affaire Bettencourt.

Un peu en décalage, et sans jouer dans la comparaison, les audits dans différents ministères à Madagascar qui ont révélés des disfonctionnements n’en émeuvent pas plus d’un. Ni même les déboires de la fameuse « Task force » censée nettoyer la filière bois de rose et qui finalement s’enlise et s’embourbe dans les magouilles des trafiquants jusqu’à devenir leurs partenaires privilégiés au détriment de l’humanité toute entière avec le déboisement accéléré sauvage pratiqué.

Il ne faudrait plus s’étonner si les fonctionnaires, encore une fois, essayent de mettre le couteau à la gorge du gouvernement en place en lui donnant un délai d’une semaine pour procéder à l’alignement et la consolidation de leurs grilles indiciaires au vu de pareil débordement. Ecore un coup d’épée dans l’eau en perspective, qui ne surprendrait personne vu la roublardise qui prévaut, ce ne serait pas la CENI qui dirait le contraire avec le budget rabougri de 7,5 milliards d’ariary que l’on vient de leur octroyer. Une cagnotte dérisoire pour les intéressés mais sur laquelle ils ne peuvent pas cracher.

Bien loin des intentions d’investissement du groupe indien Bharti Airtel qui vient d’acquérir Zaïn en Afrique. Au bas mot, L’opérateur indien de téléphonie mobile Bharti Airtel Ltd a déclaré avoir assuré 8,3 milliards de dollars de financement pour son projet d’acquisition des actifs africains de la compagnie koweïtienne de téléphonie Zaïn, excusez du peu ! A la rentrée, en octobre Zaïn se muera alors en Airtel, avec un volume d’investissements de 50 millions $ annoncé sur 3 ans pour se tailler 50% du marché. Une affaire qui marche en somme.

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