Cinquantenaires à tour de bras ?

Décidément, l’année 2010 sera l’année de toutes les surprises. Voilà que les États-Unis, par l’entremise de son président Barack Obama, décident de faire la part belle aux pays africains. Pour ses 49 ans au mois d’aout, le président américain concocterait, sous le manteau, des festivités marquant les cinquante ans « d’indépendance » de plusieurs pays africains, au nombre de 18 pour ceux qui sont fanas des chiffres, Madagascar non inclus.

Assurément, l’année 2010 est belle et bien une année charnière pour bon nombre de pays dans le monde. « (…) et maintenant, 50 ans plus tard, nous voulons faire en sorte de repartir du bon pied » dixit Barack Obama. Bien que l’on ne soit qu’au début de la seconde moitié de l’année, que ce soit en mal ou en bien, pas mal de pays se retrouvent à la croisée du chemin, après les crises de l’année précédente, il y en a qui s’en sortent, d’autres qui s’enlisent, d’autres qui tournent en rond faute de prise de décision tangible.

Fermer la porte à bien des pratiques serait une sage décision, mais fermer la porte et essayer d’effacer le passé ou le fausser serait des plus regrettables. A l’instar de la rétrospective, tout à fait louable dans l’intention, de la TVM sur l’Histoire de la grande ile de la colonisation jusqu’à il y a peu. Des fausses notes, tout au long du reportage, à mettre au crédit du manque de rigueur du reporter ou à une sombre manipulation pour infléchir le cours de l’Histoire, mais dans quels sombres dessins ? Une pareille diffusion, qui plus est nationale, se devrait d’être exact dans ses assertions et ne devrait souffrir d’aucunes approximations ni interprétations.

En tout cas, les rédacteurs de la « future constitution » auront fort à faire pour faire rentrer tout les vœux pieux de leurs compatriotes dans les textes à « constituer ». D’autant que le « modèle » de prédilection des législateurs malagasy qu’est la France est en train de basculer dans des tas de mesures de restriction que l’on n’est pas près de pratiquer dans l’ile rouge. Rien qu’à voir les séries de mesures drastiques prises par le président français ! Le 26 juin et la 14 juillet n’auront pas les même gouts ni les mêmes fastes en tout cas. Les français auront à se serrer la ceinture à l’opposé des malagasy qui se sont vautrés dans les festivités.

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