Veni, vidi …et puis ?

300 tonnes de bois de rose dans 15 containers ont été saisies par les autorités comoriennes aux Comores sur un bateau, immatriculé à Toamasina, et qui porte le nom de Soavina III, le week-end dernier. Il aurait fallu qu’une lourde délégation de la HAT malgache, dirigée par son Premier ministre Camille Vital lui-même ainsi que du ministre de l’Environnement et des forêts, viennent aux Comores afin de constater de visu le trafic pour arriver à rapatrier ces bois de rose à Madagascar.

On est en droit de se demander en quoi un tel incident pourrait bien justifier pareil déplacement. Mais à la lumière d’une interview du général Albert Camille Vital, le brouillard semble se dissiper un tout petit peu : ’’Ce trafic de bois de rose fait l’objet d’une grosse polémique et même mon nom est cité comme étant à l’origine des autorisations illicites. C’est ce que nous allons tout aplanir en identifiant ceux qui sont vraiment derrière ce trafic ». Pour un simple constat, des agents des douanes auraient fait l’affaire. Mais là, l’intervention d’un premier ministre en bouche un coin à plus d’un!

Si c’était pour un coup médiatique, ça a été mené de main de maître ! Une visite éclair aux Comores, en cette période où les sanctions pleuvent contre les dirigeants de la HAT, relève d’un pied de nez envers les pays et organisations qui les sanctionnent. Apparemment, des subterfuges existent pour contourner toute forme d’embargo à l’encontre du pouvoir en place.

En tout cas, une image forte ressort de cette intervention : le premier ministre de la HAT peut être sur tous les fronts, véhiculant le message d’une omniprésence sur tous les points chauds qui touchent la grande ile, que ce soit aux quatre coins du pays qu’aux dehors des frontières. La main de fer militaire semble se resserrer sur les affaires de l’Etat, un militaire peu en cacher un autre ? Car en l’absence du premier ministre de la HAT, le vice amiral Hippolyte Ramaroson, ministre des affaires étrangères le remplace au pied levé en conseil des ministres. A la veille du jour de commémoration du 26 juin, les civils se rabattent sur les animations qui battent leurs pleins dans la capitale, un peu boudées dans certains coins, mais en deux où trois lieus, c’est même devenu chaud jusqu’à en devenir dangereux.

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