Souveraineté, liberté à multi-tranchants 16 JUIN 2010

Au Sénégal, le départ définitif des militaires français du Sénégal reste hypothétique, et des discussions sont en cours entre la France et le Sénégal, alors que le président Abdoulaye Wade avait déclaré solennellement le 03 avril que le Sénégal reprenait à partir du 4 avril toutes les bases militaires antérieurement détenues sur leur sol par la France et entend y exercer sa souveraineté.

Il est difficile pour les occupants de ces bases de concrétiser ces déclarations, et d’ailleurs la présence militaire française en Afrique ne se limite pas seulement au Sénégal mais également à la Côté d’Ivoire, Djibouti ainsi que le Gabon et Tchad. Pour bien des pays, africains, cette année charnière commémorant les 50 ans d’indépendance est loin d’être jouissive. En tout cas, le Sénégal n’est pas près de voir le départ du dernier soldat français de son sol, la déclaration du président Wade n’ayant qu’une simple valeur symbolique à mettre au compte des vœux pieux en fin de compte.

Côté départ définitif des français, Les iles Comores en voient des vertes et des pas mures depuis leur séparation de l’hégémonie française. A l’exemple de Moroni qui subit des manifestations, après l’assassinat du Colonel Combo Ayouba. Le Chef d’État Major de la Force comorienne de Défense. Il a été retrouvé dimanche devant son domicile, le corps criblé d’une dizaine de balles. Le mobile reste inconnu, mais cet événement sème le trouble où le contexte politique est également très tendu. Le maintien au pouvoir du président Ahmed Abdallah Sambi, président de l’Union des Comores, au-delà du 26 mai, date théorique de la fin de son mandat, suscite de vives tensions sur les différentes îles de l’archipel. Un problème de plus nécessitant une médiation ? Décidément, l’Océan Indien n’en finit pas de faire des vagues autours des successions de pouvoir.

En retard de plusieurs coups côté sur l’échiquier politique, des membres de la communauté comorienne de France ont quand même eut l’idée de constituer un gouvernement d’union nationale en exil pour obtenir le départ du président Ahmed Abdallah Sambi, et en appellent à la France pour mettre fin à la crise politique de l’archipel. C’est sur que maintenant, beaucoup regrettent de ne pas avoir suivi le choix de Mayotte d’être resté dans le giron de la France, qui est bien loin de des chambardements des iles Comores .

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