Pharisaïsme, une violence latente et fatale? 15 JUIN 2010

L’insécurité se généralise de plus en plus tout en montant en intensité à Madagascar. Vendredi dernier à Sainte-Marie, un couple sud-africain a été assassiné. Un assassinat dans des circonstances atroces et inimaginables : le couple a été torturé puis brûlé dans leur maison vendredi au soir. Bien qu’une enquête sur cet assassinat soit en cours, la rumeur qui se colporte indiquerait que l’affaire tournerait autour d’une acquisition de terrain que le couple s’apprêtait à effectuer. De plus en plus violent, de plus en plus bestial, dans une ile touristique tout à fait paradisiaque qui devint un enfer pour ce malheureux couple.

Mais que ce soit à Madagascar ou ailleurs, la violence est omniprésente. Au-delà des océans, des violences s’exercent aussi sur des natifs de la grande ile. Dernièrement, Nivoarisoa Christine Razanatsolofo, partie au pays des Cèdres y laissa sa vie, une victime parmi d’autres qui ont quitté l’ile rouge de ses ancêtres pour trouver un sort meilleurs, mais hélas, ce ne fut pas le cas. Ces « voyages » pour le Liban ont fait couler beaucoup d’encre tat dans la presse nationale qu’internationale, et il ne se passe pas de jour où un incident ne survienne à ces « expatriées » qui sont dépassées par les événements dans ce pays qui n’est d’accueil que de nom. Les faits ramènent toujours à la dure réalité de la vie : la jeunesse malgache qui « s’exporte » est totalement déphasée par rapport au monde extérieur ! La violence est rarement gratuite mais est souvent corolaire d’incompréhension mutuelle. Si les responsables persistent encore à autoriser les départs vers le Liban, autant s’y prendre autrement, sélectionner et former convenablement ces « partantes » pour qu’elles sachent où elles vont mettre les pieds et ce qui les attendent réellement. Il ne faut pas se voiler la face, le pays des Cèdre est un pays plusieurs fois millénaires, et depuis deux millénaires il est au creux de conflits inter-religieux insolvables à perpétuité. C’est une forme de société que l’on ne peut retrouver nulle part et qu’on ne pourra pas cerner facilement. Avec l’état d’esprit du « moramora » d’où partent ces filles, c’est inévitable qu’une fois confronté à une autre forme de société habituée à la survie, à la méfiance, à la défiance, à la violence, à la fourberie, tout cela leur sera fatal sans y être préparé au préalable, et encore…cela reste à prouver.

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