L’Afrique du sud, ce grand pays… 12 JUIN 10

Voilà que l’arrestation de journaliste entre dans les mœurs actuellement, la police de Maintirano aurait arrêté avant-hier un journaliste d’une radio privée locale qui avait diffusé un reportage sur l’exploitation illicite des tortues marines. Surement dans l’air du temps, la protection des espèces endémique et en voie de disparition ainsi que la préservation de l’environnement passe au second plan actuellement, si ce n’est hors de tout plan tout court !
Une tendance fâcheuse, dont les journalistes en font les frais depuis un petit moment, est la diabolisation de la profession, comme si les journalistes étaient à l’origine de tous les maux. Rapporter des faits est désormais entrée dans le domaine du tabou, et pourtant tout le monde sait qu’il n’y a pas de fumées sans feux.
Mais qu’à cela ne tienne, autant vivre à l’heure du foot, se shooter au football à fond pour oublier les facéties de la vie qui sourit rarement ces derniers temps. A l’instar de Nelson Mandela qui avait transmis un message de Nelson Mandela, rapporté par Jakob Zuma aux 90 000 spectateurs du Soccer City : «Il aurait voulu être là. Il m’a dit que le sport devait primer et qu’il fallait en profiter.»
Oui, en profiter pour relever la tête, car même Sepp Blatter, président de la Fifa, s’est dit être «fier d’offrir cette Coupe du monde à l’Afrique du sud». Le continent est enfin parvenu à organiser pour la première fois le plus grand et le plus médiatisé des événements de la planète. Une «chance unique de montrer notre diversité et notre potentiel au monde. Nous devons raconter l’histoire d’un continent qui fourmille de possibilités» selon le président sud-africain Jacob Zuma. Et il a entièrement raison, ce mois de juin est et sera le mois où il faut passer un cap, au-delà du flop du jubilé du 26 juin, entrer dans une nouvelle ère, vivre autrement, qu’importe les moyens, au point où on en est, se dire que la fin justifie les moyens, celle de construire une nouvelle société. L’Afrique du sud a osé franchir le pas, vers un développement loin des carcans traditionnels, se détacher des stéréotypes que l’on s’est fait de ce pays. Il n’en ressortira qu’agrandi, bien que le gap des inégalités sociales soit encore des plus flagrantes, mais on ne vit pas dans un monde parfait.

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