Un premier mai qui passera à la trappe30avril2010

Peu d’organisation syndicale se sont prononcées pour des manifestations commémorant le jour de la fête du travail du 1er mai. La majeure partie n’envisage d’organiser aucune manifestation ce samedi vu la conjoncture politique actuelle. Comment pourrait-il en être autrement avec le marasme frappant le monde économique et le monde du travail par la même occasion, une situation globalisée à travers le monde au sortir de la dernière crise financière et qui n’épargne en rien les opérateurs économiques de la grande ile.

Encore une fois, les opérateurs économiques, déjà aux prises avec un vent défavorable dans le contexte actuel, ont fait le triste constat de la recrudescence de l’insécurité à Madagascar à l’instar du Conseil des grossistes professionnels de Madagascar ou CGPM qui, pour faire face à l’insécurité et la recrudescence des attaques à mains armées, ont émis une proposition des plus incongrues qui est celle d’accorder des primes de reconnaissances aux forces de l’ordre variant de 1 à 3 millions d’ariary, selon les catégories d’armes récupérées. Une proposition des plus louables mais qui sera en butte avec la principale entrave : le budget. Car il est clair que faute de moyen, les préposés à la sécurité public rament pour s’imposer comme il se doit, au grand dam du contribuable qui subissent à longueur de temps les méfaits des bandes armées qui n’hésitent même plus à opérer à visage découvert.

Un 1er mai qui n’enchanterait point avec ces échauffourées estudiantines dans le nord du pays ayant fait un triste bilan d’un mort et de six blessés, dont deux par balle. Encore une revendication qui a tourné au vinaigre, les autorités ayant pris la tangente pour la réprimer par la force. Il est affligeant de savoir qu’on puisse mourir également ainsi, autrement que par une attaque de malfrats. Finalement, il s’avère que l’insécurité est au coin de la rue, prête à frapper à tout moment, venant de n’importe où, perpétrée par n’importe qui. Ce sentiment de ne plus être à l’abri est en train de miner et de saper le morale de tout un chacun, car même les « tandroka aron’ny vozona »(les cornes qui protègent l’encolure) se mettent à passer outre leur vocation initiale.

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