Toamasina « tomany… »15mai2010

Toamasina, une ville balnéaire qui, un demi-siècle auparavant s’était vu dotée d’un Hôtel de ville avant-gardiste, un peu comme un appel vers le large, vers le XXème siècle des avancées technologiques et du modernisme. La ville fut un des fleurons de cette nouvelle nation qu’était Madagascar dans les années 60.

Mais voilà, de par sa vétusté, on assiste l’effondrement d’une partie de cet Hôtel de Ville. Un effondrement qui a créé la panique au sein de l’Hôtel de ville de Toamasina mercredi dernier en répercutant un grand fracas a plusieurs lieus aux alentours.

Pour ceux qui connaissent Toamasina et son hôtel de ville, ce fut la véranda du deuxième étage du bâtiment qui s’est effondrée le long des boxes servant de bureaux aux employés de la mairie, véranda a été rouverte depuis que la police nationale a quitté les lieux.

Affligeant comme situation quand on sait que la réhabilitation de l’Hôtel de ville fut en gestation depuis un bon moment sans avoir pu aboutir à une quelconque réalisation. En tout cas, les employés ont bien été obligés de se trouver d’autres locaux pour travailler en toute quiétude. Un peu ironique comme situation à quelques jours de la célébration du 26 juin, qui selon les plans des dirigeants du moment, verra l’inauguration d’un autre hôtel de ville, celui de la capital qui, tel un sphinx, renaîtra de ses cendres.

Une célébration bien mal partie avec la grogne commence à monter du côté des médecins qui ont ronge au vu de leurs fiches de paie n’ayant pas inclus les nouveaux apports des indemnités qu’on les a promis. Un nouveau délai déposé à la vice-Primature chargée de la Santé pour le paiement de leurs indemnités de sujétion au 1er juin met encore une fois les tenants du pouvoir devant un dilemme : payer ou subir les mouvements de contestation qui reprendront.

De toute manière, avec le flottement vécu pour la formation du nouveau gouvernement dénommé de « salut public », on est loin de s’assurer d’une sérénité quant à l’application d’un quelconque accord passé auparavant vu que la situation est de plus en plus compliquée actuellement pour arriver à s’engager dans quoi que ce soit.

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