Rumeurs, mystères et boules de gommes12mai2010

Tel un ballon de baudruche, la rumeur enfle de plus en plus quant à la composition du futur gouvernement qui met du temps à accoucher. Bien qu’on dise sous le manteau que parmi les futurs ministres il y aurait 18 nouveaux issus des Forces armées. Pas très rassurant comme nouvelle même sans corroboration avec les hommes en treillis. Il y aura donc plus de militaires que de civils au sein de ce gouvernement de Salut Public, si tel est bien la composition voulue par le numéro un de la HAT après Le flop de Prétoria. Evitant de nommer ce qui est innommable depuis plus d’un an par les militaires, finalement, on aura un gouvernement à majorité militaire sans être un gouvernement militaire tout simplement. Déjà que le gouvernement actuel est dirigé par le Général de Brigade Camille Albert Vital, un militaire de surcroit, alors il faudrait bien reconnaitre que la population aura désormais à marcher …au pas.

Les bruits des bottes semblent déjà s’entendre, sourdement mais bien réel, reste à choisir si l’on aura à marcher aux pas de… l’oie, à marche forcé, en marche crocodile, en marche canard, ou d’une autre manière, dans les habitudes des hommes en uniforme. Reste à savoir si cette formation, ourdi par l’homme fort du moment parviendra à résoudre la crise politique qui perdure à Madagascar.

Autant ne pas faire de cas de ces appels du pied qu’on fait les sous-offs et les officiers supérieurs avec leurs ultimatums à tour de bras. Les dessins des instances supérieures sont là pour jouer à contre-pied en leur défaveur assurément.

Pour autant, les moult consultations et tractations ont eu la faveur d’accélérer le processus, bien qu’au-delà des 48h annoncées, afin de permettre d’accoucher, quand bien-même ce soit au forceps, d’un gouvernement pertinent et loin de toute menace d’embargo des militaires.

Car, il faut bien rendre à César ce qui est à César, il vaut mieux laisser aux militaires le soin de « protéger » le peuple, car les « Tandroka aron’ny vozona »(les cornes qui protège l’encolure) se doivent de mériter leurs honneurs là où on les attend : avec le peuple et pour le peuple. Vivement que les tourments et le marasme ambiant de ces derniers mois cessent pour le bien de tous.

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