Roulette russe, un remède de …cheval 29avril2010

Décidément, incorrigibles sont les malgaches avec les abréviations et autres acronymes. En voilà encore d’autres qui pointent leurs nez, MMTM pour l’association Malagasy miray tanindrazana mandroso, CCOC pour le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes, ou bien FPSC pour le Front pour la sortie de crise qui a été présenté officiellement à l’hôtel Panorama samedi dernier. Autant ne pas parler des nouveaux partis politiques tel celui fondé par Yvette Sylla « Madagasikara Vaovao » qui pourrait être affublé d’un « MV » tonitruant. Et on n’en est pas à la dernière, loin de là. Assurément, la prédilection des malgaches pour inventer moult et moult acronymes n’est pas près de s’arrêter, chacun finira bien par avoir le sien et voilà.

En out cas, chacun y met du sien pour manifester son soutien à telle ou telle tendance, à telle ou telle mouvance à croire qu’il y aurait surenchère dans ce genre de micmac. Et dire que chacun espère tirer les marrons du feu après cette rencontre de la dernière chance à Pretoria, bien que les participants à cette rencontre soient déjà passés par monts et vaux pour en arriver là au final. Mais qu’importe le lieu et le moment, l’essentiel finalement c’est d’arriver à tenir parole une fois un accord trouvé. Même les gosses, dans le temps, disaient en scellant un accord « juré, craché » ou pour s’assurer une parole « croix de bois croix de fer, si je mens je vais en enfer», sous d’autres cieux les anciens disaient « cochon qui s’en dédit ».

Après autant de tergiversations avec les Addis-Abeba, Maputo et consorts, autant ne plus se leurrer avec les sempiternelles « paroles d’honneurs » bon pour enfants de cœur, car « la parole donnée » et le « sens de l’honneur » ont été bien galvaudés ces dernières années pour être à nouveau perceptible au commun des malgaches. A force de double lecture et d’interprétations, même les plus éclairés y perdent leurs latins, alors la compréhension et l’application des textes existants et de ceux à venir ! Autant pousser les protagonistes à cette rencontre de Pretoria de jouer à la roulette russe, et se coltiner tout ce qui va avec celui qui en ressort vivant et puis basta !

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