Langue de bois et marche forcée31mai2010

La Banque Mondiale ne peut se passer de se dresser en moralisateur dans le monde des affaires, voilà qu’elle se dresse en objecteur de conscience et suggère de générer un appui politique au programme de réforme de l’environnement des affaires. Un appui qui veut tout dire et rien dire à la fois.Il s’avère, selon la même banque, que Madagascar demeure en retard sur plusieurs dimensions en matière d’investissement. Selon le classement du « Doing business 2010 » présenté durant la séance de Dialogues sur le développement organisée au bureau de la Banque Mondiale, Madagascar se trouve à la 134ème position sur 183 pays en qualité de climat d’investissement.Quoi qu’il en soit, le pouvoir en place se démène becs et ongles pour se passer des bénédictions de ces institutions financières internationales pour trouver des financements pouvant l’aider dans ses futures projets.
Dans cette optique, Andry Rajoelina estime qu’il est possible de faire développer Madagascar sans les aides de ces bailleurs de fonds « traditionnels » . Selon ses assertions, maintenant l’Etat dispose de fonds conséquentssuite à un accord de coopération avec un filon chinois.En tout cas, avec les déclarations du président de la HAT Andry Rajoelina, côté politique, il n’en sera plus question d’aller à Pretoria pour d’autres négociations. en se destituant de sa position de chef de file de la mouvance Rajoelina, et se mettant sur un piédestal en étant parent et président de tous les malgaches, il se met au-dessus de la mêlée et se destine surement pour mener tambour battant « les affaires de l’Etat » dans le sens financier du terme. Charge à la société civile d’organiser le dialogue national et d’en fixer la date, suite à la proposition des organisations qui se sont réunie et de le mener à bien avant la fprochaine fête nationale. En tout cas, ce n’est pas avec la langue de bois des évêques catholiques qui ont émis une déclaration souhaitant que cette transition puisse prendre fin rapidement dans la dignité et dans les règles de l’art que les problèmes existant dans le pays se règleront.Sans propositions concrètes, pareil déclaration restera tel un coup d’épée dans l’eau. En l’absence de données claires, il est difficile d’être rationnel et certains en font la remarque, à l’instar du SMM, Syndicat des Magistrats de Madagascar, qui a déclaré de ne plus intégrer des fonctions auxquelles il pourrait être sollicité par le autorités pendant toute la période de transition. Une déclaration qui laisse la population dans l’expectative, ne sachant pas de quoi il en retourne exactement.
Encore que, avec les déclarations des personnalités qui se font appeler les « Olobe », il faudrait tenir compte des desiderata de tout un chacun, le flou reste entier sur ce que le pays veut vraiment.En tout état de cause, ces « Olobe » préconisent que les « Raiamandreny » devraient assumer leurs responsabilités afin que la crise cesse et ce, pour le retour du « Soa Toavina », tout un programme qui demanderait surement tout un siècle à se concrétiser au rythme où l’on va.

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