L’Asie et ses miroirs aux alouettes 20mai2010

Bangkok, si loin et pourtant devenu si prés depuis que la compagnie aérienne nationale a assurée la liaison entre Antananarivo et cette ville. Il serait difficile de faire une quelconque liaison entre ce qui se passe ici et là-bas et pourtant grossièrement, une certaine similitude des faits, concernant les troubles politiques et ses manifestations, semble transparaitre en suivant le cours des actualités ici et là-bas.

Sans vouloir dramatiser, les solutions radicales qu’ont pris les tenants du pouvoir en Thaïlande avec les interventions militaires plus que musclées, car ayant fait des dizaines de victimes, risqueraient de faire école au vu de l’escalade de violences et d’intimidations dont font preuves les antagonistes dans la crise malgache. Tel un jeu d’échec, chaque camps s’évertue à avancer ses pions et déplacer ses pièces, voire a éliminer celles du camp adverse quasiment sans ménagement.

Comme dans toutes « guerres », touts actions entrainent toujours des dommages collatéraux ; cela, le commun des malgaches ne l’ignore pas, avec l’éducation audiovisuelle qu’il a eut en suivant assidument les projections de vidéos traitant du sujet dans les quartiers populeux. Nul ne saurait s’offusquer devant une intervention musclée perpétrée par les forces de l’ordre tellement cela tombe dans la banalité vu d’un œil « vidéophile » averti !

Mais quand bien même cela aurait pu surprendre, a fortiori il serait bien dérisoire de s’en offusquer vu le peu de cas qu’on aurait pu y mettre. La vie continuera toujours avec ses mélimélos habituels pour les malgaches.

Que l’on soit stoïque à l’ extrême n’empêchera jamais le cœur de battre la chamade en passant par le barrage érigé par le FIGN filtrant toutes les voitures allant en direction du Mausolée et du Panorama. Se dire que ce n’est qu’un contrôle de routine serait des plus absurdes vu la manière. Une confrontation armée ne sera jamais un fin en soit et serait la dernière des choses à espérer avec le marasme où l’on est actuellement, elle risquerait de plonger dans le gouffre la population entière.

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