Juré, craché, la bonne blague pépère 04mai2010

Il est évident que tout le monde ne peut pas être un homme d’honneur, un homme de parole, encore moins être sortant d’une grande école militaire. Mais quand bien même c’était le cas, les faits sont là pour montrer que cela ne se transmet pas de père en fils, il s’avère que ce sont des « choses » non héréditaires. Il est des notions et des principes qui peuvent échapper à toutes idées d’héritage ou de transmissions filiales.

Mais qu’à cela ne tienne, l’union européenne a tenu parole et s’en tient à l’article 8 de l’accord de Cotonou qui sera maintenu et conduit, dans la mesure du possible, en coordination avec le groupe de contact international sur Madagascar et par voie de conséquence, les aides européennes pour Madagascar prévu dans les PIN du 9ème et 10ème FED ont été suspendu, seuls les projets et programmes sous le 9ème FED en cours continueront à être exécutés à l’exception des actions et paiements impliquant directement le gouvernement et ses agences. Par contre, l’aide humanitaire d’urgence, de son côté, n’a pas été affectée. On est dubitatif devant ces faits, ailleurs donc des principes font tourner le monde, et que contrairement à ce qu’on pourrait croire « une fois annoncé cela se doit d’être joué ».

Il est toujours déplaisant de savoir les réactions et les avis des autres, à l’instar de Reporters Sans Frontières qui dans son rapport affirme que Madagascar et Gabon sont les pays qui ont connu la dégradation la plus sensible en matière de liberté de la presse en 2009 sur le continent africain. Au classement donc, Madagascar a reculé de 40 places et le Gabon de 19 places, c’es loin d’être reluisant surtout après la célébration de la journée de la liberté de presse hier 03 mai qui s’est fait presque de façon anodine, anonyme. Sûr qu’à l’image du 1er mai sans tambours ni trompettes, les journalistes ont remballés la fanfare pour cette journée, mis à part les vieux de la vieille qui se sont quand même démenés pour s’exprimer en fustigeant justement cette liberté de presse qui prévaut à Madagascar. Preuve que ces anciens n’ont pas perdue de leurs verves et qu’ils n’ont pas non plus leurs langues dans leurs poches.

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