Jubilé ici…et ailleurs05mai2010

Il est des artistes qui se sont érigés en institutions tenant à longueur de temps le haut du pavée sans donner la moindre impression de fléchir ni de flétrir. Le chanteur français d’origine belge longtemps surnommé « l’idole des jeunes » semblait être de cette trempe là, mais voilà, Johnny Hallyday avait voulu faire sa tournée d’adieu qu’il avait baptisé Tour 66. Malheureusement, ce projet fut interrompu par les ennuis de santé qu’essuyé le chanteur.

Comme à l’accoutumée dans le showbiz, derrière un chanteur on retrouve toujours un producteur, et pour Johnny c’était son ami de toujours Jean-Claude Camus. C’était parce que actuellement le torchon brule entre les deux hommes pour une question de …sous ! Il est à craindre que leur « mariage » soit consommé, car le bruit coure que pour le grand concert au Champ de Mars le 14 juillet prochain, Johnny Hallyday soit promu par son fils David Hallyday, qui a lancé sa société de production !

Que de controverses pour ce 14 juillet ! Une commémoration qui se veut être «une grande fête africaine» mettant en avant la «cinquantenaire des indépendances africaines». Des festivités qui seront agrémentées par la venue, entre autres, des unités des armées des 14 anciennes colonies françaises pour la grande revue. Un défilé militaire et un grand concert bien garnis en somme avec toute une pléiade de distingués participants.

Madagascar quant à lui n’est pas loin de son 26 juin, avec toujours cette incertitude au sujet de son avenir, aux prises avec les injonctions des différentes tendances et des sommations de sa « grande …muette ». Cinquante ans de décolonisation sans vraiment s’être dépatouillé du carcan de la dépendance. L’autonomie tant voulue mais tout aussi crainte ne sera pas pour demain, vu les problèmes irrésolus au niveau interne où l’on patauge, et qui s’enlisent ramenés au niveau international. Ce besoin morbide de chercher ailleurs la solution et recevant en retour, telle une gifle une feuille de route indigeste pour plus d’un. La sérénité des festivités du jubilé du 26 juin en devient des plus hypothétiques. Rien de jubilatoire ne pourrait en ressortir à ce rythme.

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