Embrayer sans s’enrailler?17mai2010

Finalement le pouvoir embrayer et passer à la vitesse supérieure semblerait être le modus opérandi actuellement. A l’image d’un 4X4, qui ferait des obstacles et autres nids de poule, foncer dans le tas, quitte à virer de la route d’un coup de pelle tous ce qui encombre. Rien que pour la diplomatie, aux dires du VPM Hippolyte Ramaroson, le renvoi de sept ambassadeurs étrangers serait à l’ordre du jour prochainement, un rapatriement à leurs pays d’origine qui indiqueraient à coup sur des changements dans les relations avec ces pays.

Encore plus spectaculaires sont les arrestations de Joseph Randriamandroso et Harison Razafindrakoto de la mouvance Zafy ainsi que d’ Ambroise Ravonison du FRDL au siège de la radio Fréquence Plus durant une émission de débat politique. Les témoignages attestent d’une arrestation musclée ayant occasionnée des blessures tant parmi les personnes arrêtées que les employés de la Fréquence Plus. Il est toujours aussi dangereux d’exercer le métier de journaliste au XXIème siècle.

Malgré les vicissitudes et autres aléas de la politique, Le ministre de la décentralisation et de l’aménagement du territoire de la HAT, Hajo Andrianainarivelo, a tout de même annoncé le déblocage par la Banque Mondiale de 4 composantes du FID (Fonds d’Intervention pour le développement). On est loin des idées de sanctions internationales qu’on agite en épouvantail à tour de bras.

Contre vents et marées, les adhérents du parti TGV maintiennent le cap et tiendront leur atelier national les 18 et 19 mai prochains avec dans l’idée de concocter et d’élaborer un projet de constitution. Des préparatifs à grande vitesse pour arriver à une présentation une mouture, à leur image, lors du dialogue politique du 28 et 29 mai annoncé par le président de la HAT. En tout cas, déblayer le terrain à coup de bulldozer jusqu’aux élections prochaines, prévues au mois d’aout, semble être le leitmotiv des sympathisants de tout bord de la HAT.

De tous ça, une stabilité durable à Madagascar est à espérer, tant pour les nationaux que pour la communauté internationale comme le disait si bien le président sénégalais Abdoulaye Wade, qui a salué « la décision courageuse » de Andry Rajoelina. Autant avancer, à l’image du Tsimialonjafy Football Club qui continue à foncer dans le tas, avec succès, dans leur participation dans une compétition de niveau mondial.

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