Charité bien ordonnée… 10avril 10

On peut être « intérimaire » et gagner tous les honneurs à Madagascar, pays ou le souci du détail est à la fois qualité et défaut. Le premier ministre du pouvoir actuel s’est fait justice lui-même en faisant d’une pierre deux coups : être réintégré dans les rangs et obtenir réparation dans une promotion au grade supérieur. Nul doute, tout évolue à Madagascar, rien n’est statique et il faut reconnaitre qu’il ya pas mal de gens qui arrivent à tirer les marrons du feu actuellement. Preuve est faite qu’il est toujours temps d’innover, casser la glace de l’immobilisme, ne pas oublier que charité bien ordonnée commence par soit même.

S’encombrer de procédures n’est le fort des tenants du pouvoir, quand bien même si elles existent. Les anciens se perdent en formalité et formalisme là où les Très grandes vitesses foncent tête baissée. Pas plus tard qu’hier, le général Ramakavelo avait relevé l’impair sur la déclaration de limogeage d’un ministre qui ne devrait pas être lue par le premier ministre mais par le secrétaire général de la primature et devrait être introduite par la lecture des règlements en vigueur. Mais bon, pour le moment, qu’importe la forme, du moment que le fond y est…

En tout cas, avec la réunion de travail entre les directeurs de publication des divers organes de presse locaux et le ministre de la Communication Nathalie Rabe qui s’est tenue avant-hier, les dés semblent être jetés pour les journalistes. Les points importants pour le métier et le rôle de la presse y ont été évoqués. Apparemment, la conduite à tenir pour les prochaines élections y a été édicté. Un peu comme une mise au diapason y a été opérée, subordonnée en somme par la future mise en place d’une charte commune des journalistes. Quid du code de la communication ? L’Ordre des Journalistes, moribond a été remis en cause, notamment sur sa pertinence. Un ordre mis à mal par les journalistes eux-mêmes et leurs expressions par trop partisanes, révélant des velléités tendancieuses. Les joutes politiques ont été plus fortes et trop tentants pour finalement arriver à déboulonner l’essence même de l’ordre pour qu’il devienne l’ombre de lui-même. Le comble pour un corps de métier, souvent taxé d’objecteur de conscience, de changeur d’opinion mais qui n’arrive plus à s’autogérer, à se confédérer, le comble !

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