C’est à y perdre son latin07juin2010

On peut y perdre son latin si on essaye de déchiffrer les flots de déclarations que font les européens. Aux dires de Paris, Madagascar est « sur la voie d’un retour à l’ordre constitutionnel » et pourtant, venant de l’Europe des 27, le couperet vient de tomber: L’Union européenne va suspendre son aide au développement à Madagascar, les ambassadeurs des 27 pays membres de l’Union européenne se sont mis d’accord sur cette mesure qui court pour douze mois.seul bémol,l’aide humanitaire et l’aide d’urgence, ainsi que certains projets bénéficiant directement à la population, ne seront pas concernés. Qu’en est-il exactement ? Mystère et boule de gomme.

Un peu à contre-pied, voilà que l’ORTM s’offre le luxe de débourser 250.000 USD pour obtenir les droits de transmission de la Coupe du Monde sur le territoire national. Ainsi, le foot est une affaire « nationale » pour arriver à débloquer pareil somme, finalement, les malgaches ne sont pas si miséreux qu’on veuille le croire.

En tout cas le crédo des politiciens pour l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles afin de sortir le pays de la crise suit son bonhomme de chemin. Le comité consultatif constitutionnel dirigé par Florent Rakotoarisoa a déclaré avoir reçu 159 propositions relatives à la constitution jusqu’ici. Rien d’étonnant vu le nombre pléthorique de partis politiques à Madagascar, ils se doivent bien de pondre quelque chose pour preuve de bonne foi si ce n’est de crédibilité. Bon nombre n’arrivent même pas à sortir de l’anonymat, tant leur envergure ne dépasse pas un quartier, voire une maisonnée.

En parlant d’anonymat, Les boas de Duméril et de Madagascar, les 2 plus grands serpents de Madagascar, sont vraiment en danger et cela dans l’indifférence générale à Madagascar. Ils viennent d’être classés dans la Convention sur le commerce international de la faune et flore sauvages menacés d’extinction. Encore quelques uns de nos animaux endémiques qui disparaitront sans crier gare, sans qu’on lève le petit doigt.

En parlant d’indifférence, la célébration du jubilé de l’indépendance, ou plutôt du double jubilé si on prend en compte l’armée, risque faire un flop vu le peu d’intérêt manifeste de la population pour ce double évènement. Avec les traces et des les remous de la vie quotidienne, bien peu de gens se soucie fêter « ça » dans l’allégresse.

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