Blanc bonnet et bonnet blanc25mai2010

Le changement tant escompté vient enfin après moult douleurs et sueurs froides. Reste à savoir si ça va être le bon pour cette fois –ci, quoique le doute subsiste vu qu’une transition, par nature et par son essence même, n’est pas faite pour durer. Pour le moment, il n’y a pas de quoi fouetter un chat dans les divers changements annoncés, bon nombres d’observateurs se disent que finalement c’était jute une petite rotation de joueurs sur la table.

Et la vie continue à Madagascar avec les mêmes incertitudes qu’offrent les politicards de tous bords. Rien que pour les journalistes qui ne savent plus sur quel pied danser après les évènements qui ont secoués le petit monde journalistique malgache, l’avenir semble des plus précaires. Malgré le petit sursaut du collectif des journalistes qui a pris le pas sur l’ordre des journalistes moribond, sinon mort et enterré en catimini, pour exprimer son désarroi face aux restrictions de plus en plus pesantes dans l’exercice de la profession.

Bien que la nouvelle composition du gouvernement ait inclus dans ses rangs six militaires, à la proportionnelle, c’est bien peu par rapport aux pressions qu’ont exercées les militaires avant la formation de ce dernier. De toutes les manières, avec un premier ministre militaire, autant se dire que ce dernier pourrait compter double …ou triple, et que finalement les hommes en treillis s’en sorte pas mal au bout du compte.

Tout compte fait, les tenants du pouvoir maintiennent le cap, contre vents et marées, pour profiler à l’horizon les séries d’élections annoncées, bien qu’inscrites dans un calendrier quelque peu discutable à bien des égards. Le premier rendez-vous avec les électeurs prend bien en compte la saison des pluies, quand aux autres, on ne sait par quel artifice on pourrait bien y faire impasse. Un renvoi sine die des autres échéances serait affligeant pour l’ensemble de la population.

De l’avis du Sim (Syndicat des Industries de Madagascar) entendu lors de la Foire Internationale de Madagascar, qui s’était tenue au début du mois au Centre de Conférences Internationales, «Il règne dans le milieu économique un sentiment de terreur», dixit le président du Sim, Hery Ranaivoson. Il est à craindre qu’avec peu ou prou de changement au sein du gouvernement, les pratiques ne changeront pas de si tôt.

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