Allez vous faire voir chez les grecs03mai2010

Il n’est pas courant qu’un pays de l’union européenne fasse des rond de jambe pour solliciter les faveurs de la FMI, mais voilà, La Grèce vient de détailler dimanche les nouvelles mesures d’austérité qu’elle entend adopter pour bénéficier du plan d’aide cofinancé par le Fonds monétaire international (FMI) et la zone euro. Un des pays membre de l’union, L’Allemagne en l’occurrence, a même la diligence de déclarer qu’elle pourrait débloquer ses crédits d’ici le week-end prochain. Epoustouflant ! Ca va à une vitesse folle, inimaginable en d’autres contrées !

Comme on est loin des tergiversations que l’on vit au quotidien, avec le résultat que l’on sait à l’issue du périple à Pretoria, voilà qu’on recule encore de quelques « cases » dans cette spirale de « jeu de l’oie » auquel le pays semble s’adonner, jouant avec des dés pipés pour certains. Triste constat mais connaissant les règles de jeu de ce fameux « jeu de l’oie », on sait très bien qu’on peut avancer loin comme on peut reculer loin également.

Tel un appel du pied aux militaires, l’annonce de la rencontre d’Andry Rajoelina et des principaux responsables des Forces de l’ordre lundi pour la présentation d’une feuille de route n’étonnerait plus personne. D’ailleurs, blasés comme ils sont, les malgaches en sont devenus apathiques, au regard de ce qu’aurait du être la célébration du 1er mai, un flop total au niveau national.

Comment pourrait-il en être autrement quand ceux qui ont participés à la fameuse réunion de la dernière chance ont botté en touche pour renvoyer les malgaches à aller se faire voir chez les grecs ? Et justement, chez les grecs, les scénarios de sortie de crises se concrétisent jusqu’à être effective « incessamment sous peu ». Du concret en un rien de temps. Madagascar est bien loin de résoudre sa crise qui semblerait plus que jamais parti pour perdurer ad vitae aeternam. En tout cas, avec des accords restés lettre morte, le marasme économique ira crescendo. Seul bémol à ce méli-mélo, l’intervention de l’armée pour y mette le holà, chose des plus improbables, pourtant, vu l’état indolent de celle-ci.

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