A l’école …malgache 28mai2010

Décidément, Madagascar fait école. Outre-mer, Il n’est pas fréquent d’entendre un président en fonction critiquer ses prédécesseurs. Mais voilà que Nicolas Sarkozy s’en est pris à ses prédécesseurs, dont, François Mitterrand dernièrement à propos de la retraite ramenée de 65 à 60 ans. Jacques Chirac n’y a pas fait impasse dans les attaques présidentielles, l’ancien président a été fustigé au sujet de scores de 20% au premier tour des présidentielles auparavant. Évidemment, la presse française s’en donne à cœur joie pour commenter de long en large pareils propos.

Ce genre d’invective, Madagascar s’en est depuis belle lurette affranchi. Les prédécesseurs étant toujours considérés comme des incapables, pires des voleurs. Mais cela est entré dans les mœurs et y faire impasse serait des plus inconvenants ! A force de répétition, au final, tel les enseignements à l’école, d’autres s’y sont mis aussi, à la surprise générale.

Force est de croire qu’on en apprend toujours d’un plus petit que soit. Quasiment à la veille du sommet France-Afrique de Nice, le premier du genre depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, l’inversion d’une tendance risquerait d’y poindre à ce rythme là. Environ une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement sont prévus y assister. Rien que pour Madagascar, la possible participation à ce sommet met déjà dans l’embarras le pays hôte. Mais qu’à cela ne tienne, les mêmes conditions touchent le Soudan et le Zimbabwe, deux autres pays dont les chefs d’Etat sont personae non gratae du fait des sanctions internationales dont ils sont l’objet.

Reste à savoir si les « aînés », les grands observateurs malgaches qualifiés de sages pourront accoucher de quelque chose de tangible à l’issue des invitations de la Coalition des organisations de la société civile, regroupant une dizaine d’associations, pour préparer et diriger le dialogue malgacho-malgache initié par le président de la Haute Autorité de Transition (HAT), Andry Rajoelina pour trouver une solution à la crise qui a secoué le pays pendant plus de 16 mois. Il faut dire que la concurrence est rude là-dessus, à l’exemple des évêques catholiques qui tiennent leur Conférence épiscopale à l’Episcopat Antanimena, un lieu désormais lourd de sens.

Publicités