Pas manchot pour autant

Bien que snobé, dans une certaine mesure, par le pouvoir en place, la banque mondiale n’en est pas manchot pour autant. Avec les nouvelles orientations en vue des dirigeants actuels, la Banque mondiale a sorti quand même des statistiques touchant le secteur minier qui pourrait, selon elle, générer 18 pour cent des recettes fiscales d’ici 2018. Là il faut reconnaitre que c’est une sacrée pactole pour le pays à l’allure où vont les affaires de l’Etat. Pas étonnant que le ministre des Affaires étrangères de transition malgache ait déclaré que la décision de l’Union européenne de suspendre l’aide au développement à Madagascar ne devrait pas poser trop de problèmes, et qu’il ait laissé entendre que la politique extérieure du gouvernement malgache pourrait suivre une nouvelle orientation.

Les milliards qui viendront des exploitations minières en sont surement pour quelques choses, avec  les opportunistes qui en sont déjà à tirer des plans sur la comète. Rien que pour l’exploration et l’exploitation de fer par le consortium chinois Wisco, une société italienne, La société Maggiora, basée à Turin travaillant avec des marques italiennes de voitures tels Fiat et Lancia, escompte mettre en place une usine ainsi qu’un site d’assemblage de carrosserie automobile à Majunga, rien que ça ! Le fer qui sera produit par la société chinoise Wisco y serait pour beaucoup si cela vient à se réaliser.

La succession de nouvelles sur de futures exploitations donne une sensation de sentir l’arrivée de rouleaux compresseurs. Avec la déforestation engendrée par les exploitations de bois précieux de ces dernières années, et à moindre mesure les exploitations minières déjà encours, il n’est pas sorcier pour savoir que bientôt les pelleteuses et autres extracteurs feront partie du paysage dans la partie nord-ouest de l’ile et feront surement plus de mal à l’environnement que ce qui ont déjà été  fait jusqu’ici. 8 milliards de dollars d’investissement dont 2 milliards de dollars pour l’exploration avant l’année 2012 et le reste pour les infrastructures, il est clair que c’est une exploitation d’envergure dépassant l’entendement du simple citoyen.

Autant s’armer d’une flopée de restrictions environnementales pour préserver le peut de patrimoine environnemental et la biodiversité qui reste à Madagascar.

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