Les spécialistes 25 MARS 2010

Comme il est difficile de ne pas faire le parallèle avec les prises de la brigade des mines de 1919 kg de pierres assorties, suite aux perquisitions chez des Guinéens aux 67 Ha, et la mort d’un « touriste guinéen » d’une trentaine d’années qui a été retrouvé avant-hier dans une chambre d’hôtel à Tsaralalàna. Mais il vaut mieux se garder de tout commentaire, sans éléments probants à y apporter. Ce qui est sur, c’est que des guinéens opèrent dans le secteur des pierres à Madagascar depuis un certain temps. Il est relativement difficile de juguler les trafics de pierres dans la grande ile, aggravé par l’absence de certification officielle des pierres fines extraites dans l’ile. Sous d’autres cieux, pour juguler le trafic de pierres, notamment de diamants, le processus de Kimberley a été créé, basé sur un régime international de certification des diamants bruts. Ce fameux processus réunit gouvernements et industriels du diamant, dans le but d’éviter l’utilisation des pierres produits dans des zones de guerre et convertis par des mouvements rebelles pour financer leurs activités militaires et pour se fournir en armes.

L’année dernière, le Département d’État américain avait découvert une filière de blanchiment de diamants entre la Guinée, qui a multiplié par cinq ses exportations en deux ans, et le Liban. Il n’est pas étonnant qu’avec les pressions de toute part, les guinéens versent dans la diversification et s’investissent dans d’autres catégories de pierres autres que le diamant, plus facile à écouler. Une des particularités de l’Afrique est l’absence d’exportation officielle et l’opacité des exportations. Pas étonnant que les guinéens, les « spécialistes » africains du secteur soient comme poisson dans l’eau à Madagascar. Pour l’instant, on reste dans les supputations, il se peut que la filière des guinéens soit sous contrôle Libanais comme avec les diamants. Là où vont tous les diamants, à Anvers, vont surement les pierres venant de la grande ile. Dans tous les cas, des « négociants » libanais et israélien auront le fin mot de l’histoire et se sucreront au maximum, laissant des miettes aux pauvres petits exploitants et extracteurs miniers malgaches qui gâchent leurs santés pour des nèfles alors qu’ailleurs les « gros bonnets » se gavent sans vergogne sur leurs dos.

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