Il faudrait laisser le temps au temps 31MARS2010

Est-ce dans l’air du temps ou c’est le temps qui laisse tomber en désuétude les commémorations mais celle du 29 mars semblerait être tombée en disgrâce aux yeux de la population malgache. Les travailleurs en ont juste profités vu que c’était une journée chômée et payée. En tout cas, la jeunesse tananarivienne s’en est donnée a cœur joie avec l’événement organisé a Antsonjombe envahi par des dizaines de milliers de jeunes venus apprécier le un concert gratuit offert avec la participation d’artistes de renom qui ne sont démené aux maximum pour amuser la foule de spectateurs. On y a bien senti une ambiance de liesse, comme pour exorciser a l’aide de la musique les diableries laissé par les diatribes politiques de tout bord. Pour un peu on aurait oubliée l’insécurité ambiante ou vit actuellement le commun des malgaches, insécurité qui a couté la vie a un artiste connu sous le nom de Medicis, jeune virtuose de l’accordéon, qui décéda suite à une attaque à l’arme blanche, un coup de couteau reçu dans le dos à Ankorondrano. Médicis ou Jean Maryse Rabesiaka de son vrai nom est originaire de Toliara. Madagascar, il n’est connu que par un public averti, mais à l’étranger, Médicis est une référence suivant les traces Régis Gizavo ave lequel il devint un habitué des grands festivals de l’accordéon a l’extérieur. L’insécurité grandissante dans l’ile est devenu le lot de tout un chacun petit ou grand, riche ou pauvre.

Au-delà de ces événements, les festivités pascales d’Antsirabe seront marquées une fois de plus cette année par la foire de la pomme et de la pomme de terre. Une initiative des Plateformes des deux filières mises en place et fonctionnelles depuis Août 2009 dans la région de Vakinankaratra.

A la veille d’une autre commémoration, celle de l’indépendance déclarée de Madagascar, on est plus que dubitatif quant à l’entrain que pourraient avoir les malgaches à festoyer pour un tel jubilé, d’autant que l’ombre du pays anciennement colonisateur est plus que jamais omniprésent, a l’image de la venue annoncée à Madagascar du secrétaire d’Etat français à la Coopération, Alain Joyandet et le conseiller présidentiel français pour l’Afrique, André Parant dans un but, avoué, de rechercher une solution à la crise malgache, une subordination flagrante a la clé.

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