Et rebelote 22MARS 2010

Quelque part, dans leurs volontés de se démarquer l’un de l’autre, les Etats-Unis et la France se doivent de jouer les surenchères avec les aides aux sinistrés; mais malheureusement pour ces derniers, ces aides restent symboliques. Ainsi la France a mis à la disposition de la Croix Rouge malgache un Transall C-160 afin de permettre d’acheminer les différents secours mobilisés par les institutions malgaches et internationales. La Croix Rouge Malagasy en collaboration avec l’Unicef, du ministère de la Santé, du programme mondial alimentaire (PAM), ainsi que d’autres organisations humanitaires ont octroyé trois tonnes de matériel de traitement d’eau et des dons pour tous les districts affectés par le cyclone Hubert. Ne voulant pas être en reste, l’ambassadeur américain en mission à Madagascar, Niels Marquardt a fait une nouvelle demande de 50 000 dollars d’aide supplémentaires pour les zones sinistrées.

La HAT quant à elle, se plie en quatre également à l’instar de Farafangana qui s’est vu octroyé une enveloppe de 34 millions d’ariary pour réhabiliter l’hôpital et la fourniture des médicaments. Ou bien dans l’Alaotra Mangoro où 15 tonnes de riz, 400 moustiquaires, 100 draps, 100 couettes, 10 tentes, des sacs de sable et des médicaments ont été offerts aux sinistrés.

A chacun sa manière d’aider, l’AREMA, voulant faire d’une pierre deux coups s’est avancé à écouler 5 à 6 tonnes de riz pour les sinistrés qui seront vendus à Ar 20 le kapoaka tout en en profitant pour marquer la célébration de son 34ème anniversaire le 19 mars dernier. Comme on est bien loin des années socialistes et de l’Etat providence de ces temps-là. Mais tout de même, des effluves de ces temps là flottent dans l’air ces derniers temps. Avec les aides qui arrivent au coup par coup et de manières éparses, presque aux compte gouttes, au grand dam des sinistrés qui vont devoir se démener seuls pour la plupart, un avant gout de cette vie en autarcie que l’ensemble des malgaches vont devoir apprendre à gérer pointe son nez. De toute manière, aguerrie par les années socialistes d’antan et ses moult restrictions, il n’y aura pas grand-chose à innover dans les techniques de survie, juste un petit retour à la case départ, comme ont dit, et rebelote.

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