Est-ce la girouette qui tourne ou le vent qui souffle ?

D’une pirouette, les couacs des cérémonies d’ouverture du jubilé de l’indépendance à Andohalo passent à la trappe. On imagine mal dans le contexte actuel, voir des gens sanctionnés pour pareil méfaits. Les échos ne se sont d’ailleurs pas fait sentir que dans la presse écrite qui s’en est donnée à cœur joie pour fustiger l’imperfection de l’organisation.

Un peu dans l’air du temps, les subterfuges pour effacer pareils bévues ne manquent pas ! D’un coup de scratch, les maestros du vinyle ont focalisé l’assistance sur la tenue en longue durée de la célébration de ce 50ème anniversaire. En duo les responsables du sport et de la jeunesse se sont rattrapés lors des jeux corporatifs en laissant entendre que ce n’est que le début d’une longue commémoration, du moins c’est ce qu’on a pu tirer de leurs interviews.

A quelques jours du jour J, la population est quasiment dans l’ignorance de ce qui se concocte dans les coulisses du pouvoir pour commémorer comme il se doit cet évènement. A entendre les assertions d’une responsable au sein du gouvernement de la HAT, ce qui se passera ce jour du 26 juin 2010 sera une surprise ! Autant rester chez soit alors et se caller dans son fauteuil  avec famille et amis comme chaque week-end afin d’éviter tout désagrément intempestif. Il est des plus sidérants qu’aucun programme valable n’ait été émis pour ce jour unique jusqu’à maintenant.

Et si on faisait de ce jour un jour ordinaire, comme tout samedi, jour de week-end déjà non-travaillé, qui se respecte. Faire impasse sur les joies et liesses que cela avait occasionné 50ans auparavant. Il faut bien reconnaitre que les motivations des ainés en ce temps là ne sont plus que fabulations pour la génération actuelle, il est bien loin le temps où l’oppression des colonisateurs entravait al vie au quotidien des malgaches. Paradoxalement, actuellement les gens en sont réduits à espérer voire à quémander les aides   venant de l’extérieur, tellement le marasme gagne en ampleur pour le petit peuple. Un peu comme un ersatz « d’opium »du peuple, le laisser aller dans les ventes et utilisations de pétards et autres feux d’artifices malgré leurs interdictions se fait comme à l’accoutumé en cette période. Là au moins rien n’a changé, une bonne continuité en somme.

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